Les Thérapies Brèves, pour quoi faire ?

Les Thérapies Brèves, pour quoi faire ?

Les thérapies brèves représentent une nouvelle façon d'aborder la psychothérapie. Il s'agit d'une méthode qui s'appuie sur les compétences des personnes plutôt que sur leurs insuffisances, sur leurs points forts plutôt que sur leurs faiblesses, sur leurs aptitudes plutôt que sur leurs limites.

Milton Erickson, psychiatre aujourd'hui disparu, père de l'Hypnose Ericksonienne, a été l'un des pionniers de cette nouvelle approche de la thérapie orientée vers la solution.

Principe : le client présente son problème, et avec le thérapeute, il fixe un objectif qui représente le problème résolu.             

 

Sur quels présupposés reposent les thérapies brèves ?

1 - Les clients ont des ressources et des points forts pour résoudre leurs problèmes.

Souvent les clients, submergés par les difficultés de leur vie, perdent de vue leurs capacités à résoudre les problèmes, et c'est le rôle du thérapeute d'accéder à ces aptitudes et de les exploiter.

2 - Le changement est permanent.

Si on présuppose que le changement est permanent on se comporte comme s'il était inévitable. De manière verbale et non verbale le thérapeute communique ainsi l'impression qu'il serait étonnant que le problème puisse persister. Le thérapeute orienté vers la solution est centré sur l'immanence du changement, abandonnant les choses demeurées inchangées pour s'intéresser à celles qui ont été modifiées.

3 - Le rôle du thérapeute est de repérer et d'amplifier le changement.

Dans le flot d'informations fournies par le client, le thérapeute retient ce qui semble efficace aussi minime que ce soit et travaille à l'amplifier. Un changement mineur dans un domaine crucial peut en fait changer l'ensemble du système.

4 - En général, il n'est pas indispensable d'en savoir beaucoup sur le problème pour le résoudre.

Les thérapeutes orientés vers la solution trouve inutile de rassembler une information complète sur l'historique du problème présenté souvent ils restent bloqués parce qu'ils ont trop d'informations sur le problème et pas assez sur la solution ils peuvent se contenter d'un minimum de formation pour commencer à résoudre le problème.

5 - Il n'est pas nécessaire de connaître la cause ou la fonction d'un problème pour le résoudre.

Généralement la croyance est que le but du traitement est de comprendre pourquoi le problème existe. Alors que le thérapeute orientée vers la solution ne s'éternise pas sur le "pourquoi" du problème mais plutôt sur "comment" le résoudre.

6 - Un petit changement est la seule chose qui soit nécessaire : un changement dans une partie du système peut entraîner des changements dans une autre partie du système.

Dès qu'un petit changement positif est obtenu, les gens se sentent optimistes et un peu plus confiants pour s'attaquer à d'autres changements. On peut dire que le changement a un caractère contagieux : tout changement dans l'une des parties d'un système entraîne des changements dans d'autres parties de ce système.

7 - Les clients définissent les objectifs.

C'est au client, et non au thérapeute à fixer les objectifs du traitement. Même si le thérapeute observe des dysfonctionnements dans l'avis du client, il doit travailler dans le sens de l'objectif du client sans imposer ses idées sur la manière dont ce dernier devrait vivre. La seule exception concerne les buts manifestement inaccessibles, irréalistes ou illégaux.

8 - Il est possible d'obtenir des changements rapides ou de résoudre rapidement des problèmes.

La durée moyenne des traitements pour les thérapeutes qui travaillent de cette manière est variable, mais elle se situe en général au-dessous de dix séances, plutôt quatre ou cinq ; parfois une seule séance suffit.

9 - Il n'y a pas une façon « juste » de voir les choses ; différents points de vue peuvent être tout aussi valables et s'adapter aussi bien aux faits.

Il n'y a pas un point de vue plus correct que les autres, par contre nous croyons qu'il existe des points de vue plus ou moins utiles. C'est-à-dire que l'opinion des gens vis-à-vis de leurs problèmes augmente ou diminue les chances de voir émerger des solutions. Il est parfois possible de déclencher des changements significatifs en aidant simplement la personne à modifier sa façon de percevoir la situation.

10 - L'intérêt est centré sur ce qui est réalisable et qui peut être changer, plutôt que sur ce qui est inaccessible et qui ne peut pas être changé.

Ainsi le thérapeute ne focalise pas sur les traits de caractère du client ni sur les aspects de sa situation qui ne paraissent pas transformables. Le fait de mettre une étiquette sur un adulte, implique que l'on participe à la création d'un problème d'une manière telle que tout changement est rendu plus difficile.

 

Les thérapies brèves ont  donc de nombreuses applications

Les états de mal-être en général : stress, angoisse, anxiété, crises de panique

Les phobies de toutes sortes : scolaire, sociale, agoraphobie, claustrophobie, conduite, hauteur, eau, insectes …

Les conséquences de traumatismes importants : accidents, guerres, catastrophes naturelles, harcèlement, agressions, viols, maladies graves, deuils, séparations, divorces …

Les  problèmes de comportements alimentaires : boulimie, anorexie, compulsions

Les addictions ou dépendances : tabac, alcool, drogue, médicaments, jeux …

Les troubles du sommeil : insomnies, cauchemars

Les problèmes de confiance en soi, estime de soi, affirmation de soi

Les problèmes de couples : communication, relationnels, sexuels …

 

A qui s'adressent les thérapies brèves ?

A tous ceux qui veulent AMÉLIORER ou CHANGER quelque chose dans leur vie qui ne leur convient plus :

un comportement, un symptôme, une situation …

Cependant elles ne sont pas adaptées à certaines pathologies psychiatriques.

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