Comment retrouver le « médicament oublié »

Comment retrouver le « médicament oublié »

C’est une « pilule» extraordinaire. Elle est efficace, ne coûte rien, elle est parfaitement naturelle et sans le moindre effet secondaire.

Pourtant les médecins ne la prescrivent quasiment jamais à leurs patients, malgré les études scientifiques toujours plus nombreuses qui accréditent son fabuleux potentiel thérapeutique.

Son nom ? Je laisse le Dr Dean Ornish vous le révéler.

Petite précision : ce médecin est l’un des plus grands nutritionnistes au monde, directeur de l’Institut de Médecine Préventive de Sausalito, en Californie, mondialement connu pour avoir créé un régime de prévention du diabète, des maladies cardiovasculaires et de certains cancers.

Voici ce qu’il écrit sur ce médicament oublié :

« La médecine d’aujourd’hui aborde le corps d’une façon «mécanique» : elle ne le regarde qu’en termes de gênes, de germes, de microbes, de molécules, et elle le traite à base de médicaments ou de chirurgie.

Mais à votre avis, quel est le facteur qui a le plus grand impact sur notre qualité de vie, sur le risque de maladie et de mort prématurée ?

Ce n’est ni le régime alimentaire, ni le stress, ni le fait de fumer ou non, ni même encore la génétique.

La cause la plus important de nos maladies, c’est la solitude et l’isolement.

Deux éléments qui n’ont rien à voir avec la « mécanique » du corps.

L’amour, c’est-à-dire notre capacité à nous connecter aux autres, est au contraire à la source de ce qui nous fait du bien, nous apporte le bonheur et mène à la guérison.

Si un nouveau médicament avait le même pouvoir, tous les médecins le recommanderaient à leurs patients.

Pourtant, à quelques exceptions près, les médecins n’apprennent quasiment rien sur le pouvoir de guérison de l’amour au cours de leur formation. Ce médicament, le plus essentiel, est « oublié ».

Et soyez sûrs qu’il ne s’agit pas de vains mots. Mettre en pratique cette dimension est indispensable pour être en bonne santé. » [1]


L’amour, et l’attention aux autres comme source de tout qui soigne…quelle belle idée !

En réalité, c’est bien plus qu’une idée. La science confirme mot pour mot cette intuition :

  • Une étude parue en 2013 dans le Journal of Clinical Oncology montre que les personnes pouvant compter sur un conjoint ont 20 % de risques en moins de mourir de leur maladie [2].

  • D’autres études ont montré que les personnes mariées ont plus tendance que les personnes seules à suivre un traitement jusqu’au bout (jusqu’à 70 % en plus), même s’il est douloureux et nécessite de fréquentes visites à l’hôpital (cancer par exemple).

  • D’autres recherches enfin avaient indiqué que les patients mariés manifestaient moins de symptômes de dépression, détresse et d’anxiété que les personnes seules. Or, le stress affaiblit le système immunitaire et la dépression peut aussi empêcher un patient de faire une visite nécessaire chez le médecin. Les personnes dépressives qui développent un cancer ont 39 % de risques en plus d’en mourir [3].

Et pour les personnes qui ne sont pas mariées ?

« Alors c’est à l’équipe soignante, aux infirmières, psychologues et travailleurs sociaux d’apporter un soutiensupplémentaire » explique l’association américaine d’oncologie clinique.

Un supplément d’amour et d’attention qui aide réellement à mieux combattre le cancer. Mais comment l’expliquer ?

Il n’existe aujourd’hui aucune certitude à ce sujet, mais on peut penser que c’est peut-être dans ce supplément d’amour que se forge notre immense capacité d’auto-guérison…

Le supplément indispensable contre chaque maladie

Alors si vous voulez mon avis, le mieux est de ne pas attendre d’être malade. Tous les jours, supplémentons-nous en amour !

Mais l’amour ne tombe pas du ciel. L’amour s’apprend, l’amour se travaille, l’amour se cultive. Et j’ose le dire : l’amour se décide.

Faire le choix (oui, le choix !!!) de la gratitude, de l’ouverture, du rire, de la joie. Cela se travaille au jour le jour, et les résultats sont saisissants !

Chasser l’ennui, la peur et la colère de nos cœurs, en un mot développer des émotions d’amour ou « positives », permet réellement de vivre plus longtemps et plus heureux :

  • Des psychologues londoniens ont montré que les personnes à qui ils avaient demandé d’éprouver chaque jour un peu reconnaissance avaient retrouvé un meilleur sommeil et une tension artérielle abaissée en seulement deux semaines, par rapport à un groupe de contrôle [4] ;

  • Dans une étude, des chercheurs irlandais [5] ont découvert que les personnes qui devaient noter chaque jour 5 choses dont ils se sentaient reconnaissants voyaient leur niveau de stress et de dépression chuter jusqu’à 27 % au bout de trois semaines. Des résultats bien plus efficaces que tous ceux obtenus par des antidépresseurs chimiques, et sans le moindre effet secondaire ;

  • D’après le sociologue néerlandais Ruut Veenhoven, qui a publié l’analyse d’une trentaine d’études sur le lien entre bonheur, santé et longévité, les émotions positives peuvent faire gagner entre sept et dix années de vie.

  • Etc.

Cet état d’esprit, vous le voyez, donne des résultats spectaculaires sur notre santé.

Pourtant face à la douleur, face à la violence du monde, la tentation est grande de s’en détourner, de chercher à se forger une armure de protection, l’indifférence. Penser à autre chose, ne pas regarder, passer son chemin.

Parfois cela peut être nécessaire. Regardez tous ces gens qui travaillent au plus près de la souffrance, médecins, soldats, infirmiers, pompiers, qui côtoient si souvent la mort et la désolation.

Forcément, ils doivent fermer (un peu) leur cœur pour se préserver.

Mais à la fin, il leur faut eux aussi revenir au vrai monde, celui sur lequel on s’ouvre.

Et comme nous tous, ils doivent essayer de faire tomber ces barrières qui nous isolent les uns des autres.

Comment faire ?

Vous avez peut-être votre idée, et je vous invite vraiment à la partager en commentaire de cette lettre en cliquant ici.

Pour ma part je n’ai pas LA solution clé en main, mais j’ai lu quelque part que nous devrions « chercher moins de biens, et plus de liens »…

Voilà une piste peut-être intéressante, que renforce la célèbre étude de Harvard sur le bonheur (Harvard Study of Adult Development) conduite depuis maintenant…plus de 75 ans, et dont je vous ai déjà parlé dans une précédente lettre [6]!

Vous vous souvenez de la conclusion des chercheurs : le bonheur n’est pas une affaire de travail, d’argent, de célébrité, contrairement à ce que pensent si souvent les jeunes gens. Ce qui rend heureux et en bonne santé, ce sont des relations bonnes et sincères avec les autres.

« Point barre » concluait d’ailleurs le directeur de cette étonnante étude. Mais cela réclame un effort.

Nous sommes à la veille d’une nouvelle année, alors « en avant ! ».

Osons perdre notre temps plutôt que de vouloir toujours le gagner, osons faire le premier pas, dire « pardon », « merci », « je t’aime », osons engager la conversation, éteindre notre télévision, notre portable, sourire, enlever nos écouteurs, regarder vers le ciel, mettre les mains dans la terre, les avoir bien sales et contempler avec un grand sourire celui qui nous prendrait pour un fou !

Le grand Einstein a écrit un jour : « Le problème ce n’est pas l’énergie atomique, c’est le cœur des hommes ».

Certainement mon cher Albert, mais j’ajouterais pour ma part que la solution, c’est aussi le cœur des hommes.

Je vous souhaite une très belle année 2017.

Santé !

Gabriel Combris

Sources :

[1] At the Heart of Healing: Connection
[2] Large Study Finds Association between Marriage Status and Improved Cancer Outcomes
[3] Depression as a predictor of disease progression and mortality in cancer patients: a meta-analysis. Satin JR, Linden W, Phillips MJ. Cancer. 2009
[4] The impact of a brief gratitude intervention on subjective well-being, biology and sleep
[5] The effects of two novel gratitude and mindfulness interventions on well-being.
[6] Vous pouvez retrouver à ce sujet ma lettre Les trois piliers du bonheur et de la santé en cliquant ici

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